Il est important de considérer la mortalité potentielle des mottes transférées : généralement, 70 à 80 % seulement de la surface transférée survit au replaquage, ce qui implique d’anticiper des mesures complémentaires éventuelles. Par ailleurs, la gestion de l’eau constitue un enjeu majeur, car lors d’épisodes pluvieux importants, les mottes peuvent être entraînées par le ruissellement, compromettant ainsi la réussite de l’opération. Le délai entre le prélèvement des mottes et leur replaquage est également crucial, la reprise végétale étant directement proportionnelle à la rapidité d’exécution. De plus, les contraintes pédologiques locales doivent être prises en compte, puisque la proximité immédiate d’un substrat rocheux peut rendre impossible la mise en œuvre de cette technique. Enfin, un diagnostic préalable rigoureux du site est indispensable pour identifier les variations significatives de sols, même sur de courtes distances, qui pourraient nécessiter de compléter l’intervention par un ensemencement partiel afin de garantir une couverture végétale homogène et efficace.
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La méthode consiste à prélever des mottes végétalisées pour les replacer sur les surfaces impactées par des travaux d’aménagement. Il est possible de replaquer soit la totalité de la surface artificialisée, soit de manière plus éparse, en complétant avec un ensemencement partiel pour les zones non recouvertes.