Le fait de déposer un projet en tant qu’habitant va ouvrir un dialogue riche et permettre une concertation entre les habitants et l’équipe municipale. Cela va permettre de voir quelles sont les préoccupations, les envies et les besoins. Et je pense que cela pousse les habitants à s’impliquer dans les projets de réaménagement de la commune, s’intéresser aux décisions en termes d’urbanisme, qu’est-ce-qu’on peut améliorer, etc. Le budget participatif, c’est pour apporter quelque chose de nouveau, d’inédit.
Je trouve que cela apporte du débat et c’est une bonne chose. C’est même plus que vital dans une commune comme Bourg-Saint-Maurice et les Arcs, du fait du changement climatique. On risque de voir une raréfaction des sports d’hiver et cela pourrait avoir des impacts assez dramatiques sur la vie économique, sociale, et culturelle de la station de ski, du fait que cet espace repose beaucoup sur le tourisme blanc. C’est pourquoi il faut dès maintenant réfléchir à comment s’adapter, réfléchir aux ressources à disposition, comment les préserver et en profiter.
Jean Capelle et moi nous sommes demandé : comment créer de la cohésion territoriale entre Bourg-Saint-Maurice et les Arcs ? Nous avons proposé ce qu’on appelle “un ruban fédérateur”, en choisissant 4 points stratégiques à l’intersection entre la route départementale et le funiculaire qui monte aux Arcs, pour y construire des pavillons publics reliés par un chemin.
Ces structures ouvertes à tous et à toutes, à toute heure, où l’on pourrait faire ce que l’on veut, permettraient ainsi de créer des lieux de vie, de détente… Cette idée est aussi venue face au constat d’un manque d’espaces publics protégés de la pluie. Et ces installations s’insèrent à côté de hameaux existants et donc les habitants peuvent en profiter.