SOUTENIR la création d’entreprise en proposant un hébergement et des services mutualisés.
STRUCTURER un réseau d’entrepreneurs et des synergies économiques à l’échelle du territoire
ACCOMPAGNER les porteurs de projet via un mentorat et un parcours de montée en compétences.
Budget
temps nécéssaire
50 000 à 300 000 €
12 à 24 mois
Qui s'implique ?
La collectivité : les élu·e·s, le/la DGS, les salariés en charge du développement économique, des services techniques, de la commande publique),
la CCI/CMA, les entreprises du territoire (dirigeants “mentors”), les acteurs de l’emploi et de la formation,
les financeurs (banques, plateformes), un gestionnaire/exploitant (régie, association, SPL/SEM, opérateur).
Les points de vigilance !
Au-delà de proposer un lieu, une pépinière doit proposer des services (mentorat, réseau, événements).
Les règles du jeu doivent être claires : critères d’entrée/sortie, durée, confidentialité, conflits d’intérêts.
Le lieu doit répondre à des pré-requis techniques : fibre / wifi pro, système de réservation simple, sécurité du bâtiment, accès mobilités réduite, stationnement.
Le modèle économique doit envisager une montée en charge réaliste (éviter une offre trop grande trop tôt).
LEs étapes
Étape 1
Définir les intentions associées à la création et au développement de la pépinière (coworking, bureaux, accompagnement), et le public ciblé par ses services (créateurs d’entreprise, jeunes entreprises, indépendants) et les objectifs (emplois, diversification, réseau) avec des indicateurs de suivi mesurables.
Étape 2
Créer un Comité de Pilotage (élus + services + CCI/CMA) et – éventuellement – un petit réseau d’acteurs économiques « mâtures » pour qu’ils soient tout à la fois conseillers du projet et à terme “mentors”pour les entrepreneur-euse-s hébergés. Définir des règles simples : confidentialité, critères d’entrée/sortie, types de business visés prioritairement.
Étape 3
Sécuriser un local accessible et visible, puis installer l’essentiel des services et accès : fibre/wifi, postes de travail, salle de réunion, coin pause, espaces de stationnement. Vérifier la sécurité/ERP et l’accessibilité.
Étape 4
Lister ce qui est inclus dans l’offre d’hébergement (wifi, imprimante, salles) et fixer une tarification simple : coworking flexible (tickets), abonnements, bureaux volants, open spaces, bureaux privés, salles de réunions réservables, cabines téléphoniques réservables. Rédiger très précisément le règlement intérieur et les contrats.
Étape 5
Identifier une personne qui va être l’hôte des lieux (à temps plein ou à temps partiel. Mettre en place un parcours d’accompagnement : diagnostic à l’entrée, formations, mentorat, ateliers pratiques (financement, pitch, juridique) et créer un programme à plusieurs mois qui liste les rendez-vous réguliers du réseau.
Étape 6
Faire un appel à candidatures, lancer un événement d’ouverture, puis suivre les indicateurs. Par exemple, le taux d’occupation, le nombre de projets accompagnés, les emplois créés, l’équilibre financier. Ajuster chaque année.
témoignage :
Qui êtes-vous ?Je m’appelle André Thimjo. Je suis professeur agrégé, inspecteur d’académie et directeur de centre de vacances, aujourd’hui à la retraite. À Passy, je suis engagé dans plusieurs structures : administrateur d’Azëta, de l’Office de Tourisme et de l’association Les Fauvettes. Je suis aussi conseiller municipal délégué à l’économie et au tourisme, et conseiller communautaire. C’est dans ce cadre que j’ai porté l’idée de créer la pépinière PEP’S.
Pourquoi avoir voulu créer une pépinière d’entreprises à Passy ?Parce qu’on voyait bien qu’il y avait de l’envie d’entreprendre, mais aussi beaucoup de freins : être seul, ne pas savoir par où commencer, manquer de réseau, ou ne pas avoir de lieu adapté pour travailler. L’objectif de PEP’S, c’était de rendre le démarrage plus simple : un endroit pour travailler, des gens à qui parler, et un petit coup de pouce pour structurer le projet.
PEP’S, concrètement, c’est quoi ?C’est une pépinière avec du coworking et des espaces de travail, installée à Passy dans le bâtiment Azëta. L’idée, c’est que chacun puisse venir travailler, recevoir, échanger et avancer.
Qui fait vivre PEP’S au quotidien ?Un lieu comme ça ne fonctionne pas tout seul. Il faut une animation, des temps de réseau, et un minimum de suivi. À PEP’S, l’animation s’appuie sur une coordination dédiée, en lien avec la commune et le comité de pilotage.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile ?Le plus dur, c’est de tenir la dynamique dans le temps : garder un lieu agréable, faire respecter des règles simples et maintenir une animation régulière. Et puis il faut accepter que les projets n’avancent pas tous au même rythme : certains décollent vite, d’autres ont besoin de plus de temps.
Votre conseil pour une collectivité qui veut se lancer ? Commencez par le service, pas par le bâtiment. Un lieu, c’est utile… mais ce qui fait la réussite, c’est la communauté : des mentors, des partenaires, des rendez-vous réguliers et une organisation simple. Et surtout : faire petit au début, puis grandir avec la demande.