Le ski de rando existait déjà, mais de façon informelle. Cela posait des problèmes de sécurité, de cohabitation avec le ski alpin, et de dégradation de zones sensibles. On avait des remontées régulières sur des itinéraires non sécurisés ou des conflits d’usages.
L’objectif était double : offrir un cadre clair et sécurisé pour les pratiquants, et valoriser l’identité montagne du site, sans suréquipement. On voulait garder l’esprit sauvage, mais le rendre plus accessible.
On a commencé par un repérage terrain avec les guides et pisteurs, pour identifier des parcours réalistes, à différents niveaux. Ensuite, on a travaillé avec un bureau d’étude et le Parc naturel régional du Beaufortain pour éviter les zones à forts enjeux faune-flore.
On a balisé deux itinéraires permanents, avec des totems de départ, des panneaux explicatifs et une signalétique discrète. L’un est familial et passe en forêt ; l’autre en altitude, avec un petit dénivelé engagé.
Très positifs. Les pratiquants apprécient de ne plus avoir à improviser leur sortie. Il y a une vraie montée en compétence : les gens se forment, se renseignent, utilisent le matériel de sécurité. Et du côté des professionnels, les guides ont trouvé une nouvelle offre à proposer, notamment sur les créneaux de faible fréquentation.
Enfin, cela nous permet de mieux répartir la fréquentation sur le domaine, en réduisant la pression sur certaines pistes et en valorisant des zones peu fréquentées.
Commencez par une phase d’écoute terrain, avec les guides, les pratiquants et les associations. Et surtout, ne cherchez pas à tout baliser : gardez une part de “liberté”, mais structurez ce qui est nécessaire pour la sécurité et la lisibilité.
À Arêches, ça a renforcé notre image de station “montagne vivante”, connectée à son territoire, capable d’innover sans bétonner. C’est une démarche de fond, pas juste un produit de plus.