Témoignage · Les Arcs
Ils l’ont fait, ils nous le racontent.
Le contexte de cette action
Sur une station comme Les Arcs, on a régulièrement des chantiers qui modifient temporairement le terrain : enfouissement de réseaux, aménagements de pistes, installation de canons à neige, etc. Ces interventions laissent des sols nus, parfois très pentus, qui sont vulnérables à l’érosion.
Traditionnellement, on attendait que la végétation revienne naturellement ou on semait à la main. Mais dans certains cas, le temps de reprise est trop long, ou la couverture trop hétérogène. C’est là qu’on a testé l’hydroseeding.
Pourquoi avoir choisi cette technique ?
On cherchait une solution à la fois rapide, homogène et adaptée aux pentes, y compris dans des zones difficiles d’accès. L’hydrosemis permet d’atteindre des talus raides ou instables, en pulvérisant un mélange contenant semences, mulch, fertilisant et liant.
Ce qu’on a apprécié, c’est qu’on peut formuler le mélange selon le site : altitude, ensoleillement, type de sol. On travaille avec des écologues pour intégrer des espèces locales, non invasives, qui ont une bonne reprise.
Comment se déroule une opération type ?
D’abord, on cartographie les zones sensibles en sortie de chantier. Ensuite, l’entreprise spécialisée prépare la mixture : c’est une bouillie végétale un peu épaisse, qu’on projette à haute pression.
L’application prend peu de temps – une journée pour plusieurs milliers de mètres carrés – mais il faut des conditions météo stables (pas de gel, pas de pluie dans les 24h). Ensuite, on laisse faire la nature : en général, on voit les premiers brins sortir en une quinzaine de jours.
Quels résultats avez-vous observés ?
Très bons. Les zones traitées présentent une végétation dense, homogène et bien fixée dès la première saison. On a clairement limité le ruissellement boueux et la formation de ravines, même sur des talus exposés.
C’est aussi un vrai gain d’image : les visiteurs voient moins de “plaies” visuelles en montagne, surtout l’été. Et d’un point de vue biodiversité, on a pu intégrer des plantes mellifères ou locales, avec un suivi positif.
