Plongez au coeur de la transition écologique des destinations de montagne !

Initiée par Mountain Riders, cette plateforme est votre alliée pour découvrir, partager et mettre en oeuvre une montagne d’initiatives positives 

Installer un composteur communal

VALORISER les biodéchets pour en faire de l’engrais naturel utilisable pour le jardin
CRÉER du lien entre les habitants de la commune
RÉDUIRE votre empreinte écologique en évitant le transport et le traitement des biodéchets
SUIVRE le processus naturel et biologique de transformation des biodéchets
Les services communaux, les habitants et l’établissement de coopération intercommunale

Budget

MOINS DE 100 €

Temps

1 mois

Étapes

  • Former un groupe de volontaires pour la mise en place du projet et impulser une dynamique pour sensibiliser un maximum de personnes
  • Recenser les endroits adéquats pour l'installation du composteur collectif (lieu facile d'accès, à l'ombre, à l'abris du vent etc...)
  • Réfléchir à la taille du composteur selon le nombre d'utilisateurs et donc la production de biodéchets (compostage en bac ou en pavillon)
  • Installation du composteur par les personnes compétentes de la commune et inauguration avec les riverains
  • Désigner 1 ou 2 référent-e-s du composteur qui viendront au moins 2 fois par mois vérifier l'état du composteur : installation et activité (présence de décomposeur, absence de parasites).
  • Organiser des formations pour comprendre et maitriser la technique de compostage et sensibiliser les utilisateurs

Retour d'expérience

Qui êtes-vous ?

Étienne Viollet, je suis chargé de mission développement durable à la mairie du Grand Bornand, un poste créé il y a un an.

Le composteur communal du Grand Bornand

Lorsque l’on a intégré le réseau Flocon Vert, il y a 2 ans, une grosse réflexion sur la création d’un composteur communal a émergé. A mon arrivée, il y avait deux bacs composteurs, un peu cachés, mais tout de même utilisés par des familles qui avaient l’envie de composter. Comme cela marchait bien, on en a installé sept autres, cette fois directement à côté des Moloks (conteneurs semi-enterrés pour ordures ménagères/tri/verre). Comme ils sont sur le passage, cela nous a permis de sensibiliser beaucoup plus de monde, et donc d’avoir des volumes de biodéchets beaucoup plus importants.

Quelles étapes ?

Une fois que l’idée est là, la première étape est de sonder si le politique est d’accord. Après il faut réseauter pour voir qui serait intéressé par l’utilisation du composteur. Bon après, nous on est aussi parti du principe que c’est l’offre qui va créer la demande. Ensuite, l’enjeu c’est de savoir où est ce que l’on met le composteur. Au début, on avait fait le choix de le positionner de manière à ne pas trop le voir. Et maintenant, on fait un choix qui est tout autre : qu’il soit visible afin de l’utiliser aussi comme outil de sensibilisation. De plus, on a souhaité mettre les composteurs à côté du jardin partagé pour faciliter le transfert du compost. Et une fois que l’on a choisi le lieu, il y a un petit échange avec les services techniques et opérationnels. Après, ça s’est fait assez rapidement sachant que la compétence des déchets est rarement communale mais plutôt intercommunale. L’intercommunalité nous a mis à disposition les bacs et on avait « plus qu’à » faire de la sensibilisation.

Composter, c'est rentable !

C’est une solution de bon sens écologique et comme beaucoup de choses, l’écologie passe par l’économie. La tonne d’ordure ménagère évitée c’est 340 € d’économisé. Donc si c’est déployé à une grande échelle ce n’est pas négligeable !

Les 1ers retours d’expériences

Comme les deux premiers composteurs étaient un peu cachés et éloignés… il fallait être au courant et motivé pour s’y rendre. Donc forcément, c’était des gens qui avaient déjà une vraie sensibilité et qui triaient leurs déchets. Ensuite, on a changé d’échelle en ajoutant sept composteurs dans le centre. Le public est différent, pas forcément sensibilisé au départ, mais en voyant les composteurs, les gens se disent : “c’est bien je vais le faire”. On n’a pas vraiment de recul pour le moment mais on voit que ça trie très correctement, ce qui est une bonne nouvelle. Et surtout, ça marche fort : sur les 7 il y en a déjà 3 qui sont pleins. Ça fonctionne et puis globalement le tri c’est du bon sens pour les gens. Après il y en a toujours qui disent : “ça sert à rien, on met ça dans nos jardins” et c’est là qu’il faut intervenir et leur rappeler que tout le monde n’a pas la chance d’avoir un jardin. Donc bien sûr oui les composteurs sont là pour ceux qui n’ont pas de jardin et les touristes qui viennent l’hiver.

Des freins... psychologiques

La difficulté c’est toujours de convaincre ceux qui n’en voient pas le sens au début. De là, il va falloir comprendre les barrières et les à priori : “ça va puer, ça va attirer des animaux, etc.” Comme on démarre à une petite échelle, il n’y a pas énormément de difficultés, les seules contraintes ce sont les freins psychologiques.

Ressources complémentaires

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