Loos-en-Gohelle, commune périurbaine de 6 700 habitants, a longtemps souffert d’une forte dépendance à l’automobile. Au moment de notre intervention, la majorité des trajets du quotidien étaient inférieurs à 1 km et globalement réalisés en voiture, témoignant d’un besoin crucial de changement de pratiques. L’offre de transports publics est faible et les infrastructures de mobilité douce peu développées, malgré quelques initiatives locales telles que le prêt de vélos électriques et des zones à vitesse réduite. Surtout l’image de la voiture – confortable, sécurisante, valorisante socialement était à challenger !
Notre travail s’est d’abord axé sur un diagnostic partagé : un questionnaire mixte (quantitatif et qualitatif) a été diffusé auprès des habitants, recueillant 305 réponses. Ce diagnostic a révélé des attitudes encourageantes et des potentiels de changement pour 60% des répondants.
Ensuite, nous avons mobilisé les habitants lors d’ateliers participatifs – les apéros mobilités – sur une période de six mois (un atelier par mois). L’objectif était d’impliquer la population dans l’identification des problèmes et la co-construction de solutions adaptées aux spécificités locales.