CONSERVER la biodiversité et fournir un habitat approprié pour les espèces végétales et animales
REGULER le cycle de l’eau : favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols et réguler le débit des cours d’eau
SENSIBILISER à la préservation de la biodiversité, impliquer notamment les résidents locaux et les écoles.
Budget
temps nécéssaire
5 à 10 000 €
2 mois
Qui s'implique ?
Le domaine skiable, un enseignant, les élèves, des acteurs du milieu forestier comme l’ONF, des habitants du territoire…
Les points de vigilance !
L’arbre est une entité vivante, prévoir beaucoup d’espace pour qu’il puisse grandir ! S’assurer qu’il ne manquera pas d’eau.
Varier les essences pour éviter les difficultés d’une monoculture (esthétique, santé des arbres et de l’écosystème) et augmenter votre résilience.
Choisir des essences appropriées aux conditions locales (climat mais aussi type de sol, exposition, disponibilité de la ressource en eau)
LEs étapes
Étape 1
Planifier le projet : évaluer ou faire évaluer le site pour déterminer les besoins en reboisement, définir les objectifs du projet, les essences d’arbres appropriées, estimer less ressources nécessaires et établir un calendrier.
Étape 2
Préparer le site : défriche(plantes indésirables), nettoyer (débris), préparer le sol (décompacter / enrichir). Prévoir un dispositif pour protéger les jeunes arbres (clôture, grilles, gaines…)
Étape 3
Sélectionner, collecter et préparer les plants (arrosage, taille précoce…). Cette étape peut être ludique, pédagogique et participative.
Étape 4
Planter : manuellement, en utilisant des outils tels que des pioches ou des pelles, ou mécaniquement, avec des équipements de plantation. Espacer les arbres. Cette étape peut aussi être ludique, pédagogique et participative.
Étape 5
Entretenir : L’arrosage, le désherbage, la protection contre les ravageurs et les maladies, et la fertilisation peuvent être nécessaires dans un premier temps mais aussi parfois durant plusieurs années jusqu’à ce que les arbres deviennent suffisamment résistants.
Étape 6
Suivre et mesurer : évaluer la santé du peuplement, l’efficacité du projet de reboisement, mesurer les progrès réalisés par rapport aux objectifs fixés et apporter des ajustements si nécessaire.
témoignage :
Qui êtes-vous ?Je suis Cécile Nouhaud, Chargée Qualité Sécurité Environnement sur la station Altiservice Font Romeu-Pyrénées 2000. Ce projet de replantation d’arbres a été mené par la direction et par le service Commercial qui a géré le volet de replantation avec les écoles.
La forêt des petits skieursLe 8 novembre dernier en partenariat avec l’ONF et les écoles de Bolquère et Font Romeu, nous avons planté 550 pins à crochets sur une parcelle du domaine skiable.
Le pin à crochets, est l'essence principale en Cerdagne, l’arbre endémique, que l’on trouve au niveau local. En plus d'un besoin d'avoir une délimitation naturelle, l’idée c’était de faire cette plantation en compensation suite à la construction d'une passerelle.
On a planté serré, car l’ONF exploite pour faire du bois de coupe ; donc il faut que les pins poussent serrés de façon à pousser droit, que ça fasse du beau bois.
L’ONF était chargé de la plantation. Altiservice a financé les plants et invité les enfants. C’est intéressant, car beaucoup de salariés de chez nous ont des enfants dans ces écoles et, comme il fallait avoir de l’aide sur le terrain (on ne lâche pas des enfants de 6 ans avec leurs plants et leur pelle), on a convié les salariés d'Altiservice pour les encadrer, c’était assez sympa !
En parallèle, les enfants ont travaillé sur un projet pédagogique avec leurs enseignants en abordant le rôle des arbres dans l'écosystème. Et ils ont choisi le nom de la forêt.
En petit bonus : un restaurateur qui se situe à proximité de la parcelle a offert le goûter aux enfants, donc tout le monde a mis la main à la pâte !
D'autres projetsL’ONF nous a demandé de reboiser certaines parties à proximité des pistes, que l'on appelle "lanières".
L’objectif est de reboiser à peu près 0.6 hectares par an sur 8 années. Ils ont déjà identifié des parcelles de forêts clairsemées où la repousse est difficile notamment du fait du passage des skieurs.
Comme on trouve très peu de plants en pépinières, on va travailler différemment : plutôt que d’acheter les plants, on envisage de déplacer des pins.
Comme vous le savez on ne peut pas laisser pousser des pins sous les remontées mécaniques ou sur les pistes. Or, chez nous, le pin pousse partout, même à des endroits où on ne souhaite pas qu’il pousse donc plutôt que de les couper, le projet consiste à les déterrer et les replanter ailleurs.
Une année testCe projet de dé-plantation/replantation va voir le jour cette année pour la première fois.
L'ONF nous a fourni un protocole et un calendrier, le protocole est vraiment clair, après bien sûr il y aura un suivi, mais déjà on ne part pas à l’aveugle !
On va prélever les pins que l'on souhaite déplacer avec un godet, ce sera des pins qui font 1 mètre maximum. On les transportera avec une grosse motte pour préserver les racines.
Comment on sait si le projet est réussi ?Pour la forêt des petits skieurs, c’est à dire la forêt qui a été plantée avec les enfants, on peut suivre la réussite de la replantation avec ce que l'on appelle le taux de reprise. C’est l’ONF qui fait le suivi et nous fournit les chiffres.
Pas plus tard que ce week-end, j'ai pu constater que les pins poussent très très bien, ça semble avoir bien fonctionné.
Pour le projet de dé-plantation/replantation on suivra également le taux de reprise et on adaptera ensuite les protocoles en fonction de ce taux. Ce qui nous permettra de voir quels facteurs influencent la bonne repousse (utilisation d’un certain type de godet, taille de la motte, taille de l’arbre prélevé, etc…)
Un conseil ?Impliquer les autres acteurs locaux, comme pour la plantation de la forêt des petits skieurs avec les écoles et un restaurateur !